C’est un enfant haut comme trois pommes dans sa longue chemise de nuit blanche.
Avec ses grosses lunettes de myope et sa voix fluette, il a entrepris de prendre soin de ses fantômes.
Il les repasse tendrement pour effacer leurs plis, il leur fait prendre l’air en allant se promener avec eux, il leur cause.

 

Avec des marionnettes de papier froissé, Damien Bouvet fait apparaître et disparaître des spectres qui n’ont rien de sinistre. Ces fantômes sont inoffensifs, amicaux même. Ce sont autant de présences du souvenir de ceux qui sont partis. Grand clown, l’artiste excelle à donner chair à des personnages personnels, enfantins et naïfs.

 

 

 

Cette fois, Damien Bouvet signe lui-même le texte, une parole pleine de fraîcheur et de vérité. Il n’est pas question de la mort, ici, plutôt de la force du jeu et de l’imagination pour garder vivants nos liens avec les disparus : le grand-père, la tata et tous les autres.

 

Un spectacle empli de légèreté et de surprises pour les tout-petits et pour les déjà adultes qui dit l’importance des fantômes dont nous sommes faits. Alors, combien ça pèse un fantôme ? À peu près le poids de l’amour.